Les musulmans croient que le prophète Mohammed (Que la Paix et la Bénédiction d’Allah Soient sur Lui) est à la fois un messager [1] et un serviteur d’Allah [2]. Le Prophète Mohammed (PBASL) est supérieur de tous les peuples et la personne la plus aimée d’Allah [3], mais il ne peut avoir aucun attribut divin.
La première condition pour entrer dans la religion de l’islam est d’apporter le mot-« Chahada ». La signification du mot-«Chahada» ‘Attestation et reconnaissance’ est « J’atteste qu’il n’y a pas de divinité que celle d’Allah et j’atteste que Mohammed est le Messager d’Allah. ».
Le fait que le Prophète Mohammed (PBASL) soit un Messager signifie qu’il agit comme un messager entre Allah et Ses créatures. La communication avec Allah se fait de plusieurs façons. Des sources historiques montrent que cette communication a des formes telles que mutuelle [4] dans le miracle de Miraj, indirecte [5] via l’ange Gabriel [5] et les vrais rêves qu’il vit [6].
Le fait qu’il parle et communique avec Allah est la preuve qu’il a un côté de l’autre monde (relatif à l’au-delà). Il y a beaucoup plus d’exemples qui soutiennent cela. Par exemple, sa communication avec l’ange de la révélation et le fait que le Coran a été descendu à travers lui peuvent être cités parmi ces exemples [7].
En plus de ces considérations, qui résultent du fait que le prophète Mohammed (PBASL) est un messager, il est le serviteur d’Allah. Il mange, boit et dort comme tous les humains. Il y a aussi des choses qu’il ne sait pas sur des questions liées au monde, et il les disait facilement [8]. Il pleurait aussi quand il perd ses proches [9].
Le fait que le Prophète Mohammed (PBASL) n’avait pas de traits divins renforce sa position en tant que messager de Dieu au même instant qu’il est l’équivalent des humains. Car s’il avait des attributs divins, il ne serait pas considéré comme « une personne exemplaire » par ses disciples.
[1] Al-Fath, 29.
[2] Al-Imran, 144.
[3] Al-anbiya, 107.
[4] El-Boukhari, Es-Salat, 1, Tawhid, 37, Al-Anbiya, 5.
[5] Al-Anam, 34.
[6] Muslim, Ru’ya, 18.
[7] El-Boukhari, El-Iman 1; Muslim, El-Iman 1.
[8] Ibn Hisham, Sira, II, 272
[9] Ibn Hisham, Sira: I, 59.
